C’est presque le genre idéal, Rodolphe. Presque. Parce que c’est aussi un rockeur qui te fait le groupe à lui tout seul le soir dans les cafés, et même il fait l’after avec les potes qu’il croise jusqu’à pas d’heure. Entre Fumel où il y a la famille qui vit, et Toulouse où il a posé ses guêtres, Rodolphe Testut (c’est son vrai nom), s’est tricoté lui-même sa pop-rock après plein d’expériences collectives dans le Sud-Ouest. Et il est même souvent l’hôte de bars et scènes en Aveyron. D’ailleurs, c’est un copain, voilà, c’est dit, croisé à Decazeville et à Saint-Sernin, et à faire le bœuf jusqu’au petit matin dans un bon délire instoppable. Et puis hop, la vache, le voilà qui signe chez un gros et qui sort son premier album. Aussi simple que lui, aussi cœur d’artichaut et fêtard, aussi sympathique. Ironique et bien rock. L’amertume des histoires d’amour, l’amertume de la vie, et derrière un type qui croque la vie guitare en bandoulière, petit ampli pour tracer sa route sonore, et tracer la route tout court. A la rencontre des autres. Ça c’est chouette. Cet album est à son image, sans fioriture, acidulé et piquant, sympathique et déconneur, avec une vraie écriture et des mélodies qui boulèguent. Bon, je ne voudrais pas qu’on dise que je cire les pompes des copains, mais comment faire autrement ? Je vous le jure (sur sa tête), Rodolphe gagne à être connu, et entendu. Et puis, il remercie Les Ennuis Commencent, ses potes de l’Aveyron et tous ceux qu’il a croisés, alors écoutez cet album : il y aura toujours une ritournelle qui vous restera dans la tête. Façon têtue, façon Testut.
Monsieur l’ouïe
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Rodolphe Testut, « Jure sur ma tête », chez Warner Music.








