Oh, la belle plante… Née d’un père italien et d’une mère éthiopienne, Saba fuit son pays, la Somalie, à l’âge de 5 ans, et depuis, c’est comme si elle essayait de retrouver ses racines, sans renier son pays d’adoption, l’Italie, où elle suit une carrière de comédienne. Et puis, la voilà qui fait son premier album, témoignage de la quête de son identité africaine et de son éducation européenne. Non seulement une belle plante, mais aussi une belle voix qui chante surtout dans une langue propre à un quartier de Mogadiscio. Et là, quand Saba nous offre enfin une autre vision de la Somalie que celle des journaux d’informations, on aurait envie de la faire reine, même en république. Une voix superbe, juste et claire, en dialecte de Reer Xamar mais aussi parfois en anglais… et en français.
De plus, ses chansons, sur une musique assez originale entre le R’n'B, le folk et les musiques du monde, ses chansons donc sont loin d’être anodines. Elles content la lutte pour la survie en Somalie, la situation des femmes au coeur de la guerre civile et celle du continent africain dans sa globalité. Preuve que la belle Saba a aussi une tête bien faite. Et qui sait très bien aussi nous séduire lorsqu’elle parle d’amour. En tous les cas, ce dialecte est magnifique et Saba a toutes les cartes en main pour séduire aussi bien les petits curieux des oreilles que ceux qui se contentent d’écouter les productions médiatisées. Saba, une princesse issue de la mixité des cultures et des hommes, belle, intelligente, est une vraie chanteuse qui bénéficie d’une musique riche et de plus bien rythmée, que demander d’autre ? Un bisou?
Monsieur l’ouïe
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Saba, « Jidka », chez World Music Network.








