Le rock des Cold Shoulders (littéralement « épaules froides ») voyage quelque part sur des ondes entre les Etats-Unis, l’Angleterre et l’Australie, avec une légère nostalgie pour le meilleur du rock des eighties. En Océanie, on citera les filiations avec Midnight Oil, voire les Saints, et d’autres moins connus comme Toy, le premier album de Mi-Sex, Humans ou les Headless Chickens, que seul un copain Néo-Zélandais du Sud-Aveyron connait ici. Aux Etats-Unis, on lorgnera du côté de la Californie, et en Angleterre, de leur propre aveu, Bowie ou Police, mais aussi Immaculate Fools, quelque chose des Kinks, et surtout les Smiths, notamment dans le dernier morceau de cet album, « She’s so loveable », un morceau irrésistible et frénétique. Les Cold Shoulders, eux, sont Ecossais, ce qui explique peut-être cette allusion au froid, mais le groupe n’en a cure, et reste plutôt bouillant dès le début, avec un premier morceau « L’amour sous un climat froid » où quelques corps échaudés produisent une buée très électrique. Écossais, mais réfugiés à Paris, autant pour le groupe que pour leur label « Spozzle », et faisant la navette entre Lutèce et Albion.
Voilà pour définir un groupe qui navigue aussi bien dans l’espace que dans le temps des années 80 à nos jours, en passant par les sixties), dans cet espace-temps pop-rock anglo-saxonne, plutôt bonne. Riche comme Archive, légèrement psychédélique sur les bords, pleine d’ambiance et d’atmosphères.
Voilà, quoi dire de plus, à part que j’aimerais vous glisser dans ces lignes deux ou trois morceaux à vous faire entendre, entre balades électriques et autres rock’n'roll des temps modernes. Avec un déhanché dans la cuisine de Molly parker, quand tombe la bombe A de la Liberté sur le triste monsieur Kahn. En tout les cas un groupe à découvrir pour tous ceux qui mettent encore le cuir, le jean et les baskets (les santiags, c’est pour le dimanche). Cold Shoulders, c’est du bon.
Monsieur l’ouïe








