http://www.aveyron-concert.info/wp-content/uploads/2011/08/ogres_rodez.jpg

« Des jeunes gens modernes » : 1978-1983

Putain, tout ma jeunesse musicale en deux CD. De quoi relativiser philosophiquement. Tous ces groupes français nés du mouvement punk anglais, de l’évènement de la musique à l’apoque dite « synthétique », tout cet underground français à l’origine de la disco à la française. Tout ce grand nombre de nostalgiques de la musique des années 80 (elle hante encore les discothèques de nos contrées arriérées) doivent connaître, peut-être, tous ces noms de groupes de la scène française qui chatouillaient parfois les dancefloors, et dont les faces visibles de cet iceberg cold-wave avaient pour nom Partenaires Particuliers, Indochine, ou Rita Mitsouko. Nos glaçons à nous étaient un peu plus sous la surface, ils avaient pour nom les grands Marquis de Sade, Charles de Goal, Les Fils de Joie, Les Provisoires, Kas Product, Olivenstein, et leur partie visible Elli et Jacno, Etienne Daho, Lizzy Mercier Descloux, Taxi Girl… Et voilà que sort une compilation qui reprend toute cette musique du début des années 80 qui berça mon adolescence de jeune rebelle intello pré-pubère, en lieu et place de « La fièvre du samedi soir ». Je me demandais si quelqu’un un jour oserait ressortir en laser tous ces tubes improbables, sauvages et froids. Si le punk a eu du mal à passer en France, restant bien au fond des courants musicaux, cette musique qualifiée par les experts de « növö » a en revanche hanté quelques émissions musicales nocturnes (Comme Décibels sur FR3 ou Les enfants du rock sur Antenne 2), et s’est même glissée parfois dans la programmation des night-clubs, surtout ceux des villes mais pas seulement. Sans parler bien sûr de ma psyché, hautement exposée à ce son durant mes années universaitaires (ouh, mais c’est qu’il est pas tout neuf, le bourricot). Donc je retrouve certains de ces grands titres qui m’ont hanté durant des années, comme cet « Adieu Paris » des Fils de Joie, superbe groupe qui aurait mérité mieux, ce tube « So Much more », signé des (Montpelliérains) Provisoires les biens nommés, Taxi Girl dont le chanteur Daniel Darc connait maintenant une renaissance bienvenue, Kas Product et sa très sensuelle chanteuse franco-basquo-argentine Mona Soyoc, Marie et ses Garçons, et des trucs inconnus même des pratiquants d’alors (du moins en province), comme ce tube d’Henriette Coulouvrat. Et tout à coup envie d’écouter ces groupes cachés des années 80, des électriques Oberkampft au très bizarre Bono (qui n’est pas le chanteur de U2) et son tube intemporel « Human race ». Merci Naïve, de m’avoir rajeuni aussi candidement.

Monsieur l’ouïe

Écouter l’album

61.jpg

« Des jeunes gens modernes », 1978-1983, double compilation chez Naïve.

il y a 1230 jours par dans Chroniques | Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le flux RSS. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un lien depuis votre site.

Laisser un commentaire

* Requis