Mazette, il y a toujours des punkettes. Il y a Mademoiselle K, qui raconte des trucs invraisemblables, tu sais pas si elle chante, tu sais pas si elle joue, qui vient de sortir un disque. C’est comme si elle avait les Stooges derrière, où un groupe garage anglais des années 60-70 dont le principal attrait est de prosuidre des décibels, les vieux appellent ça du rock. Ça me rappelle aussi cette chanson, « Ballroom Blitz », de qui est-ce déjà… Sauvage, quoi. Quand Mademoiselle K vous chante « Jamais la paix », vous avez illico l’envie de la lui foutre. On ne sait jamais, une avoinée est si vite arrivée. Si vous voulez savoir ce que veut dire le terme « écorché vif », adaptez-le au féminin et écoutez Mademoiselle K. Etrange d’ailleurs, ces jeunes filles qui font une musique si ravagée, si enragée, si rageuse. « Je suis plus qui je suis », « Je suis grave », « Je suis pas si tarée, pas si carrée », « je suis bleue »… Franchemant, si j’éatais son mec, je m’inquiéterais… A supposer bien sûr qu’il y ait de quoi s’inquiéter. En bref, dette demoiselle K est assez punk kafkaïenne, bourrée d’énergie mais petite fille dans l’âme, un coup elle vous embrasse, un coup elle vous mord, mais elle laisse en tout cas pantois.
Avec un drôle de sentiment, tout de même, celui de l’envie de la voir sur scène. Non, parce que si elle donne ce que ses chanson semblent envoyer, ça doit être quelque chose comme… une pile électrique avec du rouge à lèvres. Le rouge vite étalé sur la peau, et l’électricité qui vous agite comme une espèce d’épilepsie rythmée. Et puis paf, on écoute « En smoking »… C’est du rock, guitare, basse, batterie, et devant une panthère, aussi chatte que prédatrice dévorant la chair. Et pourtant, on la verrait toute frêle. De drôles de textes, ironiques et bien tournés parfois, surtout ceux qui parlent du monde qui entoure la jeune dame (« Click clock » joue comme un tube rebelle). Je suis un vieil âne maintenant, j’ai pas l’échine suffisamment solide pour une telle furie. Maman !
Monsieur l’ouïe
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Mademoiselle K, « Jamais la paix », chez Delabel/EMI.








