Oui da, le label Naïve fête en cette rentrée sa dixième année d’existence, et c’est pas peu dire dans un contexte où internet et le show business plombent la création originale, ou du moins « non rentable à priori ». Mais il faut dire que comme certaines, Naïve n’a pas hésité à miser sur l’éclectisme, à défendre non seulement de nouveaux « talents » (comme on dit) mais aussi des vedettes un temps confirmées que le totalitarisme de la mode avait rangé aux oubliettes. C’est bien , les Naïve. Ce qui fait que l’on retrouve dans leur collection aussi bien du classique ou du jazz que de l’électro, du rock, ou des dinosaures genre Pierre Perret ou Mariane Faithfull. Et bien sûr, puisque maintenant on est obligé d’en parler sous peine d’atteinte à l’intégrité de l’Etat, Carla Bruni, dont je ne sais si elle est la plus Naïve, ou la moins naïve…
Et bien sûr, youpi youpi, dans ce catalogue, il y a la world music, un univers plus large en fait que son nom l’indique. D’ailleurs, vous vous en rendrez compte avec cette compilation aux petits oignons que sort Naïve pour son naïversaire. Des sons venus de partout, et là, il faut dire qu’entre toutes les influences de cette world music dont les styles se mélangent allègrement (vive l’amour libre !). Et le choix est fort bien fait, presque la crème de la crème : Asa, le « vieux » Seu Jorge, Raul Paz, Pink Martini version fanfare, dame Biyouna, les célèbres Dub Incorporated, Natacha Atlas, Asian Dub Corporation, et même des trublions genre Karl Zéro (avec les Wailers, siouplait) ou encore Señor Coconut… C’est bien simple : ou c’est dansant, ou c’est beau. Alors c’est vraiment la compilation qu’il faut pour mettre un pied sur l’étrier du monde Naïve. Et encore une fois : très très bon naïversaire.
Monsieur l’ouïe
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Compilation « It’s a Naïve world »,








