Voyons voir ce qui se groove ailleurs. La Cherga a tout pour faire s’enflammer les pistes de danse des discothèques. Ici, on danserait disco ou funky, mais la Cherga, c’est à se demander si leur musique n’est pas la musique disco funky de là-bas. Là-bas, c’est le Kosovo, la Croatie, la Bosnie, la Macédoine… Un groupe de six musiciens qui prouve que la Yougoslavie musicale a tenu bon, elle. On pose le disque, et hop, on est dans une sorte d’électro pop-dub balkanique en anglais hypnotique, avec un accordéon et une voix féminine. En route pour un soir de fête et de danse. Levons les bouteilles, et sans modération. On est peut-être en boite, mais on est à l’est. La maison Poulaga peut bien s’occuper de nos abattis au retour, pour l’instant, c’est mam’zelle Cherga qui nous pousse à danser. It’s happiness. Le ragga dance de « Fake no more » vous convaincra qu’il y a là matière à joyeusetés. Alors poussons les meubles, les sentiments coupables et les ronds de cuir, laissons parler notre ivresse intime, allez jop, un petit coup de Cherga, vingt dieux. En plus c’est très class, hein, même si ça souffle dans la trompette. Ondulons les corps au son du beat de l’Est.
Monsieur l’ouïe
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La Cherga, « Fake no more », chez Asphalt Tango/Abeille music.








